PLU : observations du groupe d’élus LE VESINET POUR VOUS

Francois Bonnin

Le maire a soumis à une enquête publique, jusqu’au 19 juillet 2019, la modification n°2 de notre PLU. Comme il n’a pas jugé utile d’organiser au préalable un débat au sein du conseil municipal sur les modifications envisagées, nous avons déposé des observations conséquentes auprès du commissaire enquêteur. Celles-ci sont consistantes car les modifications, dont certaines sont loin d’êtres mineures, sont nombreuses.

Ces modifications revèlent des anomalies, mais révèlent surtout une absence de stratégie d’ensemble pour le secteur République et le centre-ville.

Le secteur République attend toujours qu’un réel projet y soit développé. La création d’un secteur à plan masse sur un seul îlot répond à une problématique plus générale concernant la transition entre les secteurs denses, où, dans certains cas, les immeubles pourront atteindre 19 m de hauteur, et les secteurs pavillonnaires, et il est dommage, par exemple, que les riverains de la rue Circulaire et de la route de la Passerelle où Nexity mène actuellement un projet important, n’aient pu bénéficier d’une solution comparable.

De surcroît, la modification de l’emplacement réservé n°5 révèle cruellement l’absence de projet du maire sur l’îlot Pasteur. Depuis le mois de novembre, ont été annoncés sur cet îlot un centre de loisirs, un auditorium, un gymnase, une maison médicale, sans vision d’ensemble et sans qu’un seul de ces aménagements puisse sortir de terre. Ces projets sont, en outre, incompatibles avec les obligations des communes et surtout avec les engagements pris par le maire avec la communauté d’agglomération au travers du programme local de l’habitat, qui prévoit, sur cet îlot Pasteur, la construction de 50 logements sociaux sur la période 2016-2021. Ce double discours, cette absence de perspective sur le devenir de cet îlot et plus largement du quartier République, deviennent insupportables.

Les mesures prévues pour protéger le commerce en  centre-ville du Vésinet (et sur les autres secteurs commerciaux de la ville) sont évidemment largement insuffisantes, malgré deux études réalisées à la demande de la ville par des cabinets de consultants sur ce sujet en 2014 puis en 2018. La multiplication des études, et les coûts associés, ne peuvent masquer l’absence de volonté politique et d’action.

Il aurait fallu conduire une modification plus approfondie, passant nécessairement par une procédure plus lourde et plus complète de révision du PLU pour affiner les destinations et sous-destinations des linéaires commerciaux, et accompagner cela d’un règlement local de publicité. Evidemment, avec une majorité inexistante, un budget confié à l’arbitrage du préfet, de tels projets structurants sont impossibles à mener.

François Bonnin – Catherine Bertin – Marie-Aude Gattaz

Lien vers le courrier envoyé à l’attention du commissaire-enquêteur

Lisez également TRIBUNE MAGAZINE – JUILLET 2019